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Introduction 
Le mardi 16 mars 2010, nous sommes allés visiter l’exploitation du GAEC Verdier (constitué par 2 frères, Nicolas et Samuel) qui se situe à 700 mètres d’altitude, à Bourg Lastic. Ils ont un cheptel de 111 bêtes et une surface de 103 ha de prairies. Le cheptel se compose de 2 races différentes, des Ferrandaises et des Limousines. Ils ont aussi un atelier de découpe pour faire de la vente directe sur l’exploitation. L’objectif de la visite était de découvrir la vente directe de viande sur l’exploitation, dans le cadre d’une semaine de diversification.
I. Historique et environnement Monsieur Verdier a eu dans les années 90 un accident qui l’a contraint à arrêter les vaches laitières et à réduire le nombre de Ferrandaises. Puis il a élevé des moutons jusqu'à l’installation de son fils Nicolas. Monsieur Verdier Nicolas a repris l’exploitation familiale en 2000 avec 90 ha et 55 vaches allaitantes. Ensuite, il a créé une stabulation de 40 places en bois qui a été ré-aggrandie en 2003. Monsieur Verdier Samuel s’est installé avec Nicolas en créant un GAEC. Le GAEC Verdier possède aujourd’hui 103ha, avec un cheptel de vaches plus important (45limousines et 10 Ferrandaises).

II. Le cheptel
Le cheptel de monsieur Verdier compte au total 55 mères de deux races différentes : 12 mères Ferrandaise et 43 Limousine. Ils ont 1 taureau Ferrandais et 3 Limousins. Ils élèvent 8 veaux de lait par an et 12 génisses. Il vend ses broutards pour l’Italie. Il fait environ 10 inséminations par an. 
a).Présentation de la race Ferrandaise : C’est une race authentique d’Auvergne formée au XIX ème siècle. Le livre généalogique de la race date de 1905. Elle était utilisée autrefois comme animal de trait. La Ferrandaise est une vache de taille moyenne : hauteur au garrot 1m38, poids moyen 650 kg. La robe est pie rouge (mais la robe pie noire est acceptée par le standard), les cornes sont en forme de lyre basse, les muqueuses sont claires. Elle est appréciée pour sa fertilité et sa longévité. Elle est assez rustique et bien adaptée à la vie en montagne (élevage de transhumance). Son lait sert notamment à la fabrication des fromages. b).Présentation de la race Limousine : La Limousine est originaire du Limousin. Elle est de grande taille et a une robe unie rouge, pour une utilisation bouchère. Il y a 900 000 vaches reproductrices environ. Outre la qualité de sa viande, la Limousine se caractérise par sa grande fertilité. Elle allaite bien ses veaux et leur assure une croissance rapide. Les vaches de boucherie font plus de 600 kg de poids vif et plus de 350 kg de carcasse. III. Compte rendu atelier de découpe En rentrant dans l'atelier de découpe, il y a une salle pour recevoir les clients. Cette salle comporte une balance et une caisse pour la monnaie. Derrière il y a une autre salle où il découpe les bêtes. L'atelier de découpe a été construit en 2004. L’installation a coûté 30 000 € et le GAEC a obtenu 15 000 € d'aides. L’atelier de découpe a une grandeur de 20 m 2 Il a fait lui même la dalle et le carrelage et pour le reste de l'installation il a été aidé. L'atelier contient deux chambres froides : une sert pour la viande en carcasse et l'autre pour la viande en caissette. La génisse va à l'abattoir pour être tué, et après elle revient chez lui pour être enfin découpée, désossée et mise en caissette. Il faut 4 jours pour une génisse et une journée pour un veau de lait. A la fin de la découpe il faut très bien nettoyer l’atelier. L’atelier se compose d’une table de découpe, des étagères pour poser les caisses et une armoire pour les couteaux. IV. La commercialisation La commercialisation est faite en vente directe pour la plupart des produits (environ 12 génisses et 6 à 8 veaux). Tous les broutards de l’exploitation sont vendus en circuit long ainsi que les vaches de réforme. Cette exploitation valorise ses produits en faisant de la vente directe en vendant leur viande à la ferme. Valorisation d’une génisse
Poids vif : 600kg. Rendement carcasse : 60% soit 360kg de carcasse Rendement viande : 70% soit 250kg de viande vendue (25 caissettes de 10kg) Prix : 9€ la caissette simple et 10€ sous vide Moyenne : 9€50 le kg Produit total : 250 x 9.5=2375€ S’il vend à un négociant : 350kg de carcasse x 3.5€ le kg =1260€ Plus-value de 1115€ qui doit couvrir les charges supplémentaires : Laboratoire : 170€ /par bête, Transport / : 15€ par bête Investissement matériel : 2000€ / 10ans/ 20 animaux par an =10€ par bête Amortissement local 30 000 € = subvention 50% ; 15000/12ans/20 bêtes par an = 62.5€ par bête Fourniture/ caissette / produit d’entretien : 3.5€ /caissette x 25 = 87.5€ par bête Frais d’hiver/ électricité, tel : 15€ par bête Total des charges de transformation : 360€ Marge= 1115-360=755€ pour 3 jours de travail Avec les particuliers, la vente directe rapporte plus que d’envoyer ses bêtes à la boucherie. Conclusion

La vente directe de viande sur l’exploitation du GAEC Verdier était intéressante à découvrir, surtout l’atelier de découpe où il a fallu investir 30 000 € pour avoir tout le nécessaire. Dans cet atelier, il découpe quelques unes de ses bêtes qu’il vend à des particuliers pour améliorer son revenu. Cela permet de mieux valoriser les produits de l’exploitation du GAEC Verdier. Les élèves de la MFR de Gelles et de Limoise ont très bien aimé la découverte de la vente directe en viande sur une exploitation.
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