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Diversification elevage cunicole Version imprimable Suggérer par mail

L’ELEVAGE CUNICOLE

Introduction :

Ce Mercredi 17 mars 2010, les élèves de Gelles et de Limoise sont allés visiter l’exploitation de monsieur et madame Durif  Bruno qui possedent un élevage cunicole  à Pérignat sur Allier qui se situe à 400 mètres d’altitude. Les exploitants se sont installés en 2004. Aujourd’hui ils produisent 640 lapins, et elles mettent bas toutes les six semaines. Il existe 7 éleveurs dans le Puy de Dôme, l’exploitant fait partie du Gelap et il en est le vice président. 

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I- Présentation générale/Historique:

L’exploitation de monsieur DURIF est située à PERIGNAT sur Allier. Mr DURIF Bruno s’est installé en 2004 suite à un licenciement année où il a repris 2 bâtiments puis en 2009, c’est Madame DURIF qui s’est installée avec son mari suite également à un licenciement. Elle a alors construit un tunnel pour développer l’élevage.
Ils possèdent 3 bâtiments de 640 places avec 340 mères. 3500 à 4000 lapins sont vendus toutes les six semaines à un poids d’ environ 2,3 à 2,5 kilos et 350 lapins sont vendus toutes les 3 semaines à environ 3,3 à 3,450 kilos. 

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II- Les bâtiments et la fosse

L’exploitation se compose de 3 bâtiments :
                                      - 2 bâtiments de maternité (47 m de long et 28 m de long)
                            - 1 bâtiment d’engraissement (52 m de long)

Ces bâtiments doivent être chauffés et climatisés à 17° en hiver et 25° en été. Si la température est trop importante les allées sont arrosées. Dans les 2 bâtiments ont trouve  2 ventilateurs, un distributeur d’eau à volonté et un distributeur  d’aliments automatique rationné. Mr Durif donne l’aliment à la main dans le dernier bâtiment. Chacun comporte 1 fosse où les déjections sont récupérées. Les racleurs fonctionnent sur rail grâce à un moteur. Le fumier est ensuite donné à un agriculteur qui le composte et obtient  une bonne valeur agronomique.
Il y a 6 silos à granulés, il stocke 30 tonnes d’aliments toutes les 6 semaines, les lapins ont 3 types d’aliments :
         -aliments maternité
   -aliments sevrage
   -aliments finition

III- La conduite de la maternité

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Les exploitants réalisent  100 % d'insémination artificielle.
Au bout de 17 jours ils  prennent  les lapines  une par une  pour  les palper et vérifier s’ ils  peuvent  sentir  les  embryons. Mais elles  ne  se laissent pas  faire si  facilement. Pour  celles qui ne sont pas fécondées un délai de  6 semaines est observé pour renouveler l’insémination.
Ils obtiennent  80% de réussite à  l'insémination et  ont à peu  près 8% de mortalité. Leur insémination c'est  une sélection Grimo .Les  ancêtres de la race sont  des  néo-zélandais.
Les  lapines reçoivent une alimentation spécifique pour les booster avant la  mise bas , et  après  la  mise  bas  elles sont  nourris avec la  même  ration . 
L'aliment  pour la maternité  coûte  270 € / tonne.      
Les mises bas se font  très souvent  le  samedi  et  le dimanche.
Le  lundi  ils  refont tous  les nids avec  des copeaux  de  bois  puis  ils remettent  les poils  des mères sur  le dessus des  copeaux .
C'est une période de surveillance intense, il faut veiller à ce que tous les petits prennent bien le lait et que la lapine produise suffisamment de lait pour ses petits.
En moyenne,  elles  font  entre  7 à  12 petits toutes les 6 semaines. Pour la  2 ème et  la 3ème  mises  bas elles ne  font que 9 à 10  petits environ.
Il faut savoir que si il y a trop de lapins par femelle et qu'elle n'a pas assez de lait, les petits lapereaux peuvent facilement se faire adopter par une autre mère.
 Le cycle se fait toutes les  6 semaines.
 C’est au moment  du sevrage  qu’il  y a  la plus grosse perte  des lapereaux. Ils ont entre 28 et 35 jours.
Pour  éviter  une   énorme perte  de lapins,  ils  leur  donnent des aliments complémentaires pour les rationner et faciliter leur digestion.
La finition dure  de  35 à 70 jours.
 La mise en cage  se fait  selon en fonction des portées si cela est possible de ne pas les mélanger pour ne pas les perturber, les stresser.
Les lots  sont  faits  entre 7 et 8 selon le nombre de lapereaux.
 
IV- L’engraissement

La production de lapin d’engraissement comporte 4000 lapins toutes les 6 semaines, ce qui fait un total de 35 000 lapins vendus chaque année. Par ce fait, le cheptel est renouvelé chaque année. Les lapins sont à l’engraissement à l’age de 6 semaines.
 Au départ ils sont engraissés avec un aliment de maternité, ensuite quand ils commencent à grandir l’aliment est changé et appelé aliment de sevrage, puis pour les finir ils leurs donnent de l’aliment de finition. Les lapins sont pesés tous les trois jours pour déterminer le GMQ (Gain Moyen Quotidien) et permettra de définir la ration moyenne par jour, par exemple diminuer ou augmenter. Par la suite il seront classés dans des cages par groupe de 8 ou 7 lapins pour les engraisser.
 Les lapins en fin d’engraissement pèsent environs 2,5 kg au poids vifs, à 1.68 € le kg. Pour 1 kg de viande le lapin doit consommer 4 kg d’aliment. Donc au final un lapin de 2.5 kg a mangé environs 10 kg d’aliment.

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La commercialisation

Les lapins sont abattus dans le Vaucluse et dans l’Allier.
Les lapins qui ont 2 semaines font entre 2, 3 kg à 2,4 kg en moyenne (bât 1).
Les lapins qui ont 3 semaines  font entre 2,5 kg à 2,9 en moyenne (bât 2).
Les lapins colorés sont mieux valorisés que les lapins blancs parce que dans le sud ils croient qu’un lapin de couleur et ayant les yeux noirs est un lapin fermier.
Il achète 24 petites femelles certifiées de bonne qualité pour renouveler les mères.
Les lapins sont payés 1.70€ le kilo  vif ; en supermarché ils sont vendus de 9à 10€ le  kilo. 
Mr Durif nous a dit que l’année 2009 a été difficile, vu le prix de vente trop bas ; il a été contraint de faire un emprunt de trésorerie de 12000 €.

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V- Gestion du travail 

Ils sont deux à s’occuper des trois  bâtiments. Il y a deux bâtiments qui ont l’alimentation automatisée. Il y a un tunnel ou l’alimentation est manuelle. L’épouse  travaille à mi-temps à la gestion du tunnel. Son mari s’occupe des deux grands bâtiments, sa femme l’aide pour l’insémination et la vaccination. Le couple s’aide pour la mise bas et les nids.
Le pic de travail se situe à  la période de ramassage des lapins pour l’abattoir. Ce jour là ils font appel au service de remplacement, au fils et aux amis pour le ramassage. 
       
CONCLUSION :

Les élèves ont découvert une nouvelle production : c’est un élevage cunicole. Les élèves ont appréciés l’accueil réserver par Mr et Mme DURIF. Les élèves ont appris que les règles d’hygiène sont encore plus strictes que sur les autres élevages car c’est un animal fragile. Les élèves se sont rendus compte que l’élevage cunicole est un vrai travail à plein temps, et non un complément de production.

 
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